Pourquoi un shampooing sans sulfate ?
C’est la mention qu’on voit partout, et presque personne n’explique pourquoi. Voici la réponse simple : les sulfates lavent trop bien.
Ce que fait un sulfate
Le SLS et le SLES sont des tensioactifs : ils décollent le gras. C’est efficace, ça mousse abondamment, et ça coûte peu — d’où leur présence dans la quasi-totalité des shampooings de grande distribution.
Le problème est qu’ils ne font pas le tri. Ils emportent le sébum, mais aussi le film protecteur du cheveu, les huiles d’un soin posé la veille, les pigments d’une coloration récente, et les actifs d’un lissage.
Concrètement, ce que vous perdez
- Votre couleur ternit et vire plus vite.
- Votre lissage se relâche par les pointes au bout de quelques semaines au lieu de plusieurs mois.
- Vos cheveux secs le redeviennent après chaque lavage, quel que soit le masque posé derrière.
C’est le cercle qu’on connaît tous : on lave, ça tire, on met du soin, on relave, ça tire à nouveau.
« Sans sulfate, ça ne mousse pas »
Ça mousse moins, c’est vrai — et c’est déroutant les premières fois. La mousse n’a jamais lavé quoi que ce soit : c’est un effet visuel auquel on s’est habitué. Un shampooing sans sulfate demande souvent deux applications courtes plutôt qu’une longue, et le cuir chevelu s’y fait en deux à trois semaines.
Ce qu’il faut regarder sur l’étiquette
Les noms à repérer dans la liste INCI : Sodium Lauryl Sulfate, Sodium Laureth Sulfate, Ammonium Lauryl Sulfate. S’ils figurent dans les premiers ingrédients, le shampooing est sulfaté.
Nos duos
Nos quatre duos shampooing et masque sont formulés pour l’entretien d’un cheveu lissé ou fragilisé, et se déclinent selon le besoin : grenade, framboise, mangue, avocat.
La routine complète, semaine par semaine
Comment lire une étiquette en dix secondes
Les sulfates les plus courants portent ces noms, presque toujours dans les cinq premiers ingrédients de la liste :
- Sodium Laureth Sulfate (SLES) — le plus répandu ;
- Sodium Lauryl Sulfate (SLS) — le plus décapant ;
- Ammonium Lauryl Sulfate, Ammonium Laureth Sulfate ;
- Sodium Coco-Sulfate — souvent présenté comme doux parce qu’il vient de la noix de coco ; il reste un sulfate.
Les tensioactifs doux qui les remplacent, eux, s’appellent Coco-Glucoside, Decyl Glucoside, Sodium Cocoyl Isethionate ou Disodium Cocoamphodiacetate. Leur présence en tête de liste est bon signe.
Sans sulfate ne veut pas dire sans rien laver
C’est la crainte la plus répandue, et elle est infondée. Un tensioactif doux nettoie parfaitement ; il mousse simplement moins, parce que la mousse et le pouvoir lavant sont deux choses distinctes. La mousse est un signal que l’industrie nous a appris à associer à la propreté, rien de plus.
Un conseil de transition : faites deux petits shampooings plutôt qu’un gros. Le premier décolle, le second lave. Vous utiliserez au total moins de produit qu’avant.
Les trois premières semaines
En changeant, beaucoup de gens trouvent leurs cheveux « lourds » pendant deux à trois semaines. C’est normal : le cuir chevelu, habitué à être décapé, produisait du sébum en excès pour compenser. Il lui faut ce délai pour se réguler. Passé ce cap, la plupart des gens espacent leurs shampooings d’un jour, parfois deux.
Si vous abandonnez au bout d’une semaine, vous n’aurez vu que la phase d’adaptation.
Faut-il aussi éviter les silicones ?
Ce n’est pas la même question, et la réponse est plus nuancée. Un silicone gaine le cheveu et le rend lisse immédiatement : ce n’est pas un défaut en soi. Le problème n’apparaît que si l’on associe silicones et sulfates dans une boucle sans fin : on gaine, on décape, on regaine. Avec un lavage doux, la question perd beaucoup de son importance.
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